Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké

À Kamsar, l’évolution de l’offre de soins se lit dans les services qui se développent, les équipements mis à la disposition des équipes et les compétences acquises par les professionnels. À l’occasion de la Semaine de l’Indépendance 2026, l’immersion médiatique regroupant plusieurs organes de presse à l’Hôpital ANAIM Kamsar et sur le chantier du centre de santé amélioré de Filima permet de comprendre comment l’ANAIM accompagne les besoins de santé des travailleurs et des communautés.

Se faire opérer, consulter un spécialiste ou faire prendre en charge un nouveau-né sans devoir systématiquement rejoindre Conakry : c’est à travers ces besoins concrets que se mesure l’importance d’une offre de soins de proximité. Les entretiens réalisés à l’Hôpital ANAIM Kamsar éclairent les changements engagés pour y répondre. Ils racontent aussi le travail nécessaire pour faire fonctionner les équipements, organiser les services et préparer les prochaines étapes.

Créé en 1973, l’établissement a accompagné l’histoire industrielle et sociale de Kamsar. Le Dr Amadou TRAORÉ, Médecin-chef, rappelle qu’il a été conçu pour prendre en charge les travailleurs de la CBG, de l’ANAIM et la population locale. Son activité s’étend aujourd’hui également aux salariés des sociétés installées dans la région de Boké. Cette diversité des usagers donne à l’hôpital une responsabilité qui dépasse le seul cadre de l’entreprise.


Une responsabilité sanitaire portée par l’ANAIM

« L’ANAIM reste une entreprise responsable », souligne M. Bachir DIALLO, Directeur Général Adjoint et Président du Comité de gestion de l’Hôpital. Au nom de la Direction Générale, il inscrit l’action sanitaire dans la responsabilité sociétale de l’ANAIM et dans son ancrage à Kamsar. La santé des travailleurs et celle des populations environnantes participent, dans cette vision, d’un même engagement territorial.

Sous l’impulsion de la Direction Générale conduite par M. Aly Damalaye CONDÉ, les investissements concernent les équipements, les bâtiments et la formation. Le  Directeur Général Adjoint M. Bachir DIALLO explique que l’ambition est de retrouver la place qu’occupait l’établissement dans le système de santé guinéen et dans la sous-région. Cette ambition se traduit par des choix concrets : développer les spécialités, renforcer les équipes et améliorer les conditions dans lesquelles elles prennent en charge les patients.

À l’échelle de l’hôpital, l’Administrateur Mandiaye KABA décrit une démarche d’amélioration continue. Rénovation des toitures, amélioration du réseau d’eau, réaménagement des espaces d’accueil et développement des outils de gestion accompagnent le renforcement médical. L’accueil d’un patient dépend aussi de cet environnement quotidien, parfois moins visible que l’arrivée d’un nouvel appareil.


Les compétences donnent leur portée aux investissements

L’hôpital dispose d’une capacité de 176 lits et compte 41 médecins généralistes ainsi que 29 médecins spécialistes, dont 8 expatriés recrutés avec la collaboration de la CBG. L’organisation médicale repose sur trois grands départements, couvrant les activités médicales internes, les soins médico-chirurgicaux, ainsi que le diagnostic et la pharmacie.

Ces moyens humains accompagnent l’ouverture ou le développement des services. Le retour de professionnels partis en spécialisation contribue notamment à élargir l’offre locale. Le Médecin-chef cite l’endocrinologie, la diabétologie et la nutrition, ainsi que la kinésithérapie. En chirurgie, la transmission des compétences permet également à des praticiens guinéens de se former aux techniques mini-invasives.

La continuité des soins mobilise aussi les personnels infirmiers et techniques. Fodé CONDÉ, responsable de la maintenance, résume leur mission : « Nous veillons à ce que les équipements soient disponibles et opérationnels grâce à une maintenance préventive et curative. » Un investissement médical prend ainsi toute sa valeur lorsqu’une équipe peut l’utiliser, l’entretenir et en assurer le suivi.


Des changements perceptibles dans les services

Au bloc opératoire, la cœliochirurgie permet de réaliser certaines interventions abdominales par de petites incisions. Le Dr Emmanuel ODET décrit une évolution des pratiques et des suites opératoires. Son travail s’appuie sur la colonne de cœlioscopie, mais aussi sur l’anesthésie, la stérilisation et l’organisation de l’équipe chirurgicale.

Le renforcement du plateau technique concerne également la réanimation, l’imagerie et le laboratoire. Le Médecin-chef cite de nouveaux respirateurs, un autoclave de 500 litres, la mammographie, la radiographie panoramique dentaire et l’échodoppler. Il relève aussi l’automatisation des analyses et la possibilité de réaliser sur place certains examens auparavant adressés à Conakry. Ces évolutions élargissent les moyens dont disposent les praticiens pour établir un diagnostic et orienter les soins.

Le parcours de la mère et de l’enfant constitue un autre volet de cette transformation. La maternité travaille avec l’anesthésie, le laboratoire et la réanimation. En pédiatrie, les urgences, l’hospitalisation générale et la néonatologie répondent à des besoins distincts. Le Dr Macka DIABY, chef du service, indique que la néonatologie dispose de 18 lits. Le Médecin-chef fait également état de près de 50 agents formés à la réanimation néonatale grâce à une coopération avec une ONG suisse.


Élargir les possibilités de soins

La présence de spécialistes modifie les parcours des patients. En urologie, certaines pathologies qui nécessitaient auparavant un déplacement peuvent être prises en charge localement. En endocrinologie, le suivi du diabète et des troubles hormonaux bénéficie d’une expertise dédiée. La réanimation accompagne, pour sa part, les situations présentant une ou plusieurs défaillances vitales.

Le Dr Amadou TRAORÉ relie cet élargissement de l’offre à une réduction des évacuations dans les domaines concernés. Les besoins de recours à d’autres établissements demeurent cependant au cœur des perspectives : c’est précisément pour répondre à certaines de ces situations que de nouvelles capacités sont envisagées.

Pour les familles, l’enjeu est de disposer d’une réponse plus proche. Pour les professionnels, il s’agit de pouvoir proposer une prise en charge adaptée et de savoir orienter les patients lorsque leur situation exige d’autres moyens. Le partenariat avec la CBG participe à cette organisation, tout en s’inscrivant dans un établissement qui accueille également les communautés.


Filima et les prochaines étapes

À Filima, le projet de centre de santé amélioré prolonge cette action hors de l’hôpital historique. Sa vocation est de rapprocher les soins des communautés et de contribuer au désengorgement de l’Hôpital ANAIM Kamsar. Lors de l’immersion, l’entreprise chargée des travaux situe le taux d’exécution autour de 80 %. Le chantier comprend plusieurs espaces destinés aux consultations, à l’hospitalisation et aux activités techniques.

Au sein de l’hôpital, le chantier du centre de dialyse est très avancé. Le Médecin-chef évoque également des projets d’IRM, de cathétérisme cardiaque, de développement de la stomatologie et de réorganisation des espaces de soins. Ces perspectives répondent à des besoins identifiés par les équipes et les partenaires.

L’immersion donne ainsi à voir une transformation qui associe décisions de gestion, investissements et pratique médicale. À l’occasion de la Semaine de l’Indépendance, l’ANAIM en partage les réalisations et les perspectives avec le public. Leur portée se juge au plus près du patient : dans les soins disponibles, la compétence des équipes et la capacité de l’hôpital à répondre aux besoins des usagers.

© Département Communication et Relations Publiques

Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Hôpital ANAIM Kamsar au cœur d’une transformation sanitaire dans la région de Boké
Partager cet article