BOKÉ : LE CŒUR BATTANT DE LA RÉGULATION MINIÈRE
Lancée en 2024 sous l’impulsion de Monsieur Aly Damalaye CONDÉ, Directeur Général de l’ANAIM, la Coordination de Boké a opéré en 2025 une mutation historique. Plus qu’une simple présence géographique, elle est devenue la sentinelle des actifs de l’État, assurant le contrôle rigoureux d’un corridor minier névralgique pour l’économie guinéenne.
UN TOURNANT STRATÉGIQUE
Sous l'impulsion de la Direction Générale, l'ANAIM a franchi une étape historique en 2025. La Coordination de Boké s'est imposée comme un acteur central de la régulation au cœur du pôle minier le plus actif du pays. Entre la gestion complexe des crises sociales et l'officialisation de la propriété de la route minière, l'Agence confirme son rôle de pilier de l'économie nationale. En tant que garant des actifs de l'État, ses missions sont claires : assurer le suivi et la supervision des infrastructures, gérer les impacts sociaux et environnementaux, et fluidifier le dialogue entre toutes les parties prenantes, des sociétés minières aux communautés locales.
La juridiction de Boké couvre aujourd'hui un patrimoine stratégique immense. Elle englobe les ports de Dapilon et Katougouma, ainsi que les installations d’Ashapura, Dynamic Mining et CDP Henan Chine. Au sommet de cette liste figure la "Dapilon Line", une route minière mutualisée de plus de 140 km, véritable artère vitale pour l’exportation de la bauxite.
DES RÉALISATIONS MAJEURES : UNE SOUVERAINETÉ RETROUVÉE
L'année 2025 restera marquée par un acte de souveraineté fort : le transfert, le 1er décembre, de la propriété exclusive et de la gestion intégrale de la route minière mutualisée à l’ANAIM. Cet actif stratégique, essentiel au transport de la bauxite, est désormais sous contrôle national total. Parallèlement, la Coordination a consolidé son autorité par un maillage opérationnel permanent dans les ports partenaires. Nos inspecteurs veillent quotidiennement à la conformité des opérations de chargement, garantissant le respect des engagements contractuels des opérateurs.
Cette présence sur le terrain a permis d'instaurer une traçabilité sans précédent. Grâce à l'affectation d'inspecteurs aux ponts-bascules, l’ANAIM maîtrise désormais en temps réel les flux de bauxite, optimisant ainsi les revenus de l’État. Cette vigilance a également permis de maintenir la fluidité économique malgré des tensions sociales. L'intervention rapide de la Coordination lors de crises sociales a évité des ruptures critiques dans la chaîne logistique, prouvant l'efficacité de sa médiation.
RELEVER LES DÉFIS DANS LA COMPLEXITÉ
Agir dans un corridor aussi dense ne va pas sans obstacles. La Coordination a dû faire preuve d'une résilience constante face aux défis environnementaux et communautaires. Qu'il s'agisse de gérer les accidents de bétail ou de lutter contre la pollution à Kakumba ou Konia Centre, l'ANAIM-Boké a joué le rôle de facilitateur indispensable. En préservant la paix sociale, elle sécurise les investissements tout en protégeant les populations locales.
La lutte contre la dégradation du corridor reste également une priorité. Face à une maintenance souvent trop curative de la part de certains opérateurs, la Coordination exerce une pression constante pour exiger des entretiens structurels et un arrosage régulier des pistes. Cette fermeté est essentielle pour protéger les riverains des nuisances liées à la poussière et garantir la pérennité des infrastructures.
VERS UNE RÉGULATION D’EXCELLENCE
Pour l'exercice à venir, l'ANAIM-Boké se fixe des objectifs ambitieux. Le premier défi sera d'étendre son autorité régalienne à 100% des infrastructures, en intégrant pleinement le contrôle des ports de Dapilon et Katougouma. L'objectif est de reproduire le modèle de gestion réussi avec nos autres partenaires sur l'ensemble du pôle minier.
L'innovation en matière de sécurité et d'environnement sera également au cœur de la stratégie 2026. La Coordination prévoit une réduction de 25 % du taux d'accidents grâce à l'acquisition d'équipements modernes, tels que des radars et éthylotests. Sur le plan écologique, la construction de bassins de décantation et de canaux d'évacuation le long du corridor sera priorisée pour protéger les cours d'eau, avec l'ambition de réduire de 40 % les plaintes communautaires.
LE MOT DE LA COORDINATION : "L’année 2025 a démontré que l’ANAIM n'est plus seulement un propriétaire foncier, mais un régulateur opérationnel indispensable. Nous transformerons cette présence en une autorité régulatrice pleine et entière pour le bénéfice de la Nation."